Brouillard chimique

J’ai reçu, il y a quelques temps, la confirmation de ce que je savais déjà.
A savoir, dans ma boite aux lettres, un graphique d’Airparif montrant l’avenue de Flandre (75019) comme étant la voie la plus polluée de Paris. C’est à tel point, habitant dans une tour en hauteur, qu’on peut littéralement voir un épais brouillard chimique de plus en plus souvent, voire presque quotidiennement. Ce brouillard flotte sur l’avenue de Flandre et les rues adjacentes ; il baigne les immeubles jusqu’à une bonne hauteur. Et que l’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit de vapeur d’eau vu la couleur, l’odeur chimique et le goût qu’il laisse dans la bouche. Les riverains avec qui je discute, surtout les plus fragiles, souffrent d’essoufflements, de douleurs thoraciques, de picotements et d’irritations des yeux. Et j’en passe surement.
J’ai moi-même acheté un ionisateur pour pouvoir avoir un ersatz d’air frais car l’odeur et la lourdeur de l’air sont palpables quand j’ouvre ma fenêtre. D’autant que la pollution sonore s’ajoute au climat anxiogène et malsain du quartier et de la ville en général.
Combien de promesses électorales et de dizaines de milliers de morts faudra t-il encore attendre avant qu’une vraie politique de lutte pour l’amélioration de la qualité  de l’air (et de la vie en général)  soit entreprise ?
D’autant plus que j’ai visionné un reportage qui montrait que la pollution (relevés d’air pour preuve à l’appui) gagnait même des champs situés en rase campagne.
Je vois bien un avenir pas si lointain où l’homme devra s’équiper pour respirer et où l’air potable sera vendu comme l’eau. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une vision si fantaisiste que cela dans ce monde basé sur l’urgence du profit à court terme et où les solutions alternatives trop peu rentables sont purement éliminées.
Et je ne suis pas spécialement écologiste mais je vous fais part  d’un simple constat.
Fabrice

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