Pollution intérieure, comment la limiter ?

Voici quelques conseil de la Fondation du Souffle, notre partenaire, pour limiter votre exposition à la pollution de l’air en intérieur.

Au domicile ou sur le lieu de travail

  1. Aérer chaque jour en ouvrant les fenêtres dix minutes, au minimum. Cela permet de renouveler l’air intérieur, de réduire la concentration des polluants dans les locaux, mais aussi d’évacuer la vapeur d’eau. Il faut aussi aérer après des activités qui créent de l’humidité (douche, cuisine…), pendant et après l’utilisation de produits chimiques ou les activités de bricolage,…Le meilleur moment pour aérer, surtout en milieu urbain et en période de pic de pollution, est le matin tôt, lorsque l’air est encore à basse température ou le soir tard.
  2. Ventiler : la ventilation permet de renouveler l’air de façon permanente, ce qui est beaucoup plus efficace. Deux sortes de ventilation sont possibles: naturelle, avec des bouches et des grilles d’aération, ou mécanique avec un système électrique de renouvellement de l’air (ventilation mécanique contrôlée).
  3. Choisir des produits écologiques ou naturels pour le bricolage, l’entretien de la maison, les cosmétiques
  4. Préférer des produits sans émission ou à faible émission de Composés Organiques Volatiles.
  5. Éviter les déodorants d’ambiance, les insecticides et bactéricides domestiques. En ce qui concerne les purificateurs d’air il n’existe pas actuellement de normes et de contrôle permettant de garantir leur efficacité et les bénéfices qu’ils apporteraient.
  6. Maintenez une température de 18 à 20°c maximum et un niveau d’hygrométrie idéal (40 à 60 % à l’hygromètre) afin d’éviter le développement d’allergènes.

Les conseillers médicaux en environnement intérieur (Conseillers habitat santé)

Ces spécialistes peuvent faire un diagnostic de votre habitation pour identifier ce qui peut vous porter préjudice et quels sont les bons gestes pour limiter les polluants si vous avez un problème de santé particulier, du type asthme par exemple. Cette pratique ne s’est mise en place qu’assez récemment et le nombre de conseillers ainsi que leur répartition sur le territoire est encore inégale ; il est donc malheureusement parfois difficile d’avoir recours à cette expertise.

Dans les véhicules

Rappel : en 2012, l’air d’une centaine de véhicules, circulant principalement en ville et sur autoroute, a été analysé. Conclusions: un automobiliste dans sa voiture est 5 fois plus exposé au benzène et au dioxyde d’azote, et 3 fois plus exposé aux particules fines que dans son logement ou dans la rue. Il est donc recommandé d’y proscrire totalement le tabac et autres produits émetteurs de particules ou toxiques et d’aérer son véhicule même dans les situations de pollution…en essayant au maximum d’éviter les axes les plus encombrés.

Fondation du Souffle

Texte proposé par la
Fondation du Souffle