La crise d’asthme est une petite mort

Mes crises d’asthme sont apparues à l’adolescence. Je vivais alors à la campagne, dans une plaine agricole, où on trouvait toujours étonnant que je sois allergique.

Plus tard au cours de mes études, j’ai dû vivre à Paris, je ne me souviens pas m’être passé de Ventoline, par contre je me souviens quand la Ventoline est devenue insuffisante. Récemment,  j’ai découvert Airparif et sur le site, j’ai compris que la prévalence de mes crises coïncidait avec les pics de pollution. Je suis également cycliste, et malgré mon désir, je ne peux pas me rendre à mon travail à vélo dans Paris à seulement 5 km de mon domicile, pédaler au milieu des automobiles me provoque des crises d’asthme nocturnes.

Je vis dans un milieu où on ne s’écoute pas,  on évoquait la dimension psychologique de l’asthme, qui est indéniable, cependant, quand tout va bien et que la crise survient au détour d’une nuit paisible, il y a bien un facteur externe qui la provoque. Alors, mon médecin m’a conseillé un traitement de fond, ce qui signifie un corticoïde à inhaler, ad vitam eternam, selon son commentaire. Je n’en suis pas satisfaite, ni heureuse, ce médicament soigne le symptôme, mais pas la maladie. Il reste que la vie est plus confortable, parce que je respire, je chante (c’est mon métier) et que mon souffle est revenu. La crise d’asthme est une petite mort, on ne le sait peut-être pas assez.

Claire

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